Les deux châsses et le reliquaire


Le reliquaire

       Le reliquaire de saint Aurélien renferme une portion de l'os du crâne (le "chef") du successeur immédiat de Martial.

       Il représente un buste d'évêque ; la mitre, montée sur charnière, peut basculer pour laisser voir la relique.

       Il a été réalisé en 1803, à l'initiative des syndics et bayles de la confrérie de Saint-Aurélien, et à l'imitation d'un buste reliquaire d'argent confisqué et fondu à la Révolution.



La petite châsse

      Cette châsse en émail de Limoges a été réalisée en 1992 par un émailleur local, M Francise Lavoute, et offerte par Mme Geneviève Mausset à la confrérie Saint-Aurélien.

      Elle renferme une relique du fémur et de l'os iliaque de notre saint patron.

      Elle se présente sous la forme traditionnelle des châsses limousines : une chapelle au toit à deux pentes au sommet marquée par une crète métallique ajourée. La toiture est couverte d'un motif évoquant des tuiles en écailles. Sur chaque paroi latérale figure une scène de la vie d'Aurélien : Aurelius foudroyé et Aurélien converti disciple de Martial.

      Cette petite châsse, portée sur quatre pieds, est dans des tons dominants verts et bleus, avec des touches blanches

      Alors que la grande châsse ne sort jamais de Limoges, celle-ci sert pour les cérémonies hors de la ville, et notamment pour les ostensions septennales (ci-dessous à Saint-Yrieix-la-Perche lors des ostensions de 2016).

                                                                         


La grande châsse

      La grande châsse de saint Aurélien, en bois doré, abrite le reliquaire contenant lui-même le ''chef'' (le crâne) du saint.

      Elle a été acquise par la confrérie durant le 1er Empire, pour remplacer une autre châsse, métallique celle-ci, qui avait été confisquée par les autorités révolutionnaires afin d'en récupérer le métal précieux.
 
      La châsse a un toit amovible, richement décoré, et quatre façades traitées différemment

* les deux latérales, encadrées de colonnes torses, portent un panneau principal rond, entouré d'une couronne de feuillages. 
 
* La face considérée comme l'arrière est divisée en deux panneaux séparés par un évêque en ronde bosse, le tout encadré par deux colonnes torses.
 
* Enfin, la face principale est constituée de trois scènes de la vie d'un saint personnage, séparées, là encore, par des colonnes semblables.

 
      Ces scènes posent problème. On y voit en effet le baptème d'un personnage âgé (à gauche), sa réception par un pape (au centre) et son martyre par décapitation à l'épée (à droite). Ces illustrations ne correspondent pas à la vie d'Aurélien.

      La châsse serait donc un remploi d'une autre châsse limougeaude ; selon Jean Levet, historien de la rue de la Boucherie, il s'agirait de saint Pudens, vénéré avant la Révolution en l'église Saint-André de la Cité (disparue, elle se situait en haut de la rue du Pont-Saint-Etienne).


 
                  
     



Châsses et reliquaire