La confrérie de Saint-Aurélien
 

 

      La confrérie ne peut être née qu’après 1315, date de la découverte des reliques du deuxième évêque de Limoges. Son existence est attestée pour la première fois en 1411 dans le testament d’un curé, Aimeri le Blanc.

      Depuis cette époque, elle n’a cessé de veiller au culte de saint Aurélien.
 
      Aux 17e et  18e siècle, la confrérie est dirigée par deux bailes, qualifiés souvent "bailes syndics et marguilliers". Elus pour un an, ils ont en charge la vie matérielle de la chapelle à l'aide de fonds propres dont ils disposent. La confrérie est donc distincte de la corporation, même si les confrères sont tous membres de la Boucherie : les dirigeants de l'une ne sont pas simultanément à la tête de l'autre.

      C'est la confrérie qui paye, sur ses propres deniers, l'agrandissement de la chapelle et la construction du clocher (1652), l'acquisition d'un buste reliquaire (1683 ) et la grille fermant la niche du choeur (1683), la transformation de la façade et du portail (1775), etc.
 
      A la Révolution, la confrérie est dissoute par la loi, le reliquaire d'argent envoyé à la fonte. Mais lorsque la chapelle est mise en vente comme bien national, le 11 germinal de l'an III (31 mars 1795), un boucher, Maurice Malinvaud, l'achète ; un autre, Barthélémy Cibot, acquiert en même temps la sacristie et les autres dépendances : en fait, tous deux agissaient au nom de tous. Aussi, un acte passé devant maître Thoumas, notaire à Limoges, le 11 thermidor de l'an VI (3 juillet 1798) reconnaît que la confrérie des bouchers de Limoges est propriétaire de la chapelle : elle l'est toujours.
      En 1887, lorque la corporation disparaît par fusion dans la confrérie, la structure des deux institutions se fond : les quatre syndics de la première s'ajoutent en effet aux deux bailes de la seconde. 

      C'est ainsi qu'est toujours constitué le conseil d'administration de la confrérie actuelle ; s'y sont ajoutés simplement deux commissaires et le porte-drapeau.
 
      La confrérie organise, en octobre 1887, puis en septembre-octobre 1891, deux grands pélerinages à Rome, marqués par une audience particulière du Saint Père : les dates en sont toujours brodées sur le drapeau actuel de la confrérie. 

Pour plus de détails sur toutes les dates figurant dans ce texte, voir notre page : "nos grandes dates".

Voir aussi une vidéo sur la confrérie dans les années 1960, sur le site de l'INA.


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      La confrérie de Saint-Aurélien est aujourd'hui une association régie par la loi de 1901. Elle est affiliée à la Maintenance des confréries de Pénitents de Langue d'Oc.



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