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La corporation des bouchers

Les bouchers de Limoges se sont regroupés, sans doute à la fin du XIIe siècle, au-dessous des étangs de la Motte, le long d'un ruisseau fournissant l'eau indispensable au métier : le ruisseau de Rutort. Celui-ci a donné son nom à la rue : la rue de Rutort, puis, jusqu'au XIXe siècle, la rue Torte.

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Aux termes d'un accord survenu en 1535 entre la corporation et les consuls du Château de Limoges, les syndics de la corporation auront en charge la surveillance du métier, avec pouvoirs de police sanitaire, sous le contrôle de la municipalité. De plus, seuls pourront désormais exercer la profession les enfants des maîtres bouchers de Limoges, conçus en légitime mariage, et les veuves de bouchers non remariées. A partir de ce moment, et progressivement, l'exercice de la profession se limite aux six familles traditionnelles : Cibot, Juge, Malinvaud, Parot, Plainemaison, Pouret.

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Les bouchers abattent alors les animaux dans leurs maisons (le 1er abattoir n'ouvrira qu'en 1833), mais vendent la viande dans des marchés couverts, sur des "bancs charniers". La halle est située jusqu'au XVIIIe siècle sur la place voisine du quartier de la Boucherie, la place des Bancs.

A la Révolution, la loi le Chapelier supprime les corporations et jurandes, mais celle des bouchers de Limoges persiste. C'est seulement en 1887 qu'une décision est adoptée entre tous les bouchers de la ville selon laquelle « la corporation des bouchers prend le nom de confrérie Saint-Aurélien ».

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En 1891 est créé un syndicat de la Boucherie. Et malgré toutes ces transformations, en 1930, la confrérie fêta solennellement le millénaire de la corporation.

Une confrérie disparue : les pénitents feuille morte de la Miséricorde

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Depuis 1974, au début de chaque année d'ostensions, l'association Renaissance du Vieux Limoges reconstitue une procession des pénitents feuille morte,

Alors que, par une sorte de tabou, les autres compagnies refusaient les membres de professions touchant au sang, la compagnie des pénitents feuille-morte accueillit les bouchers. Progressivement et naturellement, elle devint donc la compagnie de pénitents des bouchers. Dissoute à la Révolution, en 1792, la compagnie renait en 1804 et s'installe peu après en la chapelle saint-Aurélien, à l'initiative de son prieur, fils de bouchers. Elle s'éteint vers 1865, presque en même temps que les autres confréries limougeaudes.

© 2017 confrérie Saint-Aurélien, Limoges, France